Davy Lesot : la persévérance incarnée

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Davy Lesot

Le jockey du sud-ouest Davy Lesot semble bien parti pour réaliser un beau meeting de Pau. Discret, fidèle et sérieux, les superlatifs au sujet de ce jockey ne manquent pas. En milieu de meeting de Pau, c’est l’occasion de faire connaissance avec lui.

Humble. Davy Lesot fait partie de ces jockeys dont on entent peu parlé mais qui sont toujours là. Depuis 20 ans, d’une année sur l’autre son nom apparaît dans la colonne des jockeys . Malgré les blessures, les choix de jockeys « plus parisiens », Davy Lesot persévère. « Je reste passionné par ce que je fais. J’aime l’adrénaline au moment du départ », avoue le jockey expérimenté. Ce meeting a commencé de manière chaotique avec une chute lors de l’une des premières réunions, puis un premier succès pour son patron Jacques Ortet qui s’est laissée désirer. « J’ai abordé le meeting de 2014-2015 dans l’optique de réussir à le finir… », reconnaît Davy Lesot. En effet, l’année dernière au bout de quatre réunions, il tombe et se casse le bassin. Des mois d’alitement, des semaines de rééducation qui l’écarteront près de six mois loin des pistes. « Et le meeting encore avant je n’avais pas eu l’occasion d’y participer je m’étais blessé avant », explique-t-il. À l’aube de ses 40 ans, il a déjà des épaules d’un hommae de 65 ans. « À la fin de ma carrière, un chirurgien doit tenter de me les réparer… » .

L’ancienne génération

Davy Lesot mérite de renverser la tendance. « Nous avons beaucoup de jeunes chevaux pour réaliser ce meeting. Cela ouvre des perspectives même si je ne m’attends pas à un grand meeting. Il s’agit plutôt d’un défi que nous devons relever avec des chevaux tendres et précoces », détaille le jockey. Bien que la première victoire pour le professionnel palois, Jacques Ortet, a tardé pour ce meeting, les rumeurs vont bon train. « Je n’écoute pas les rumeurs. Tant que ça va. Pour l’instant les chevaux courent je fais mon travail comme je le fais depuis 10 ans pour Jacques Ortet », confie Davy. Ce dernier fait bel et partie de l’ancienne génération de jockey. Celle qui se lève tous les matins pour rejoindre la même écurie et préparer les mêmes chevaux. Huit au service de Etchebest, son patron d’apprentissage, 4 ans aux côtés de Jean-Pierre Totain et depuis 10 dans la cour de Jacques Ortet, Davy Lesot est un jockey fidèle.

Et pourtant, son nom n’apparaît pas systématiquement sur les programmes parisiens. En « jockey de province » ce n’est pas toujours évident. « On apprend à garder son calme mais j’avoue que cela m’embête pas de ne pas toujours suivre les chevaux que j’adore et j’estime ». Il avoue au fur et à mesure « on apprend à garder son calme même si c’est toujours pénible et dure à entendre ». Il ajoute : « surtout lorsqu’ils se retrouvent dans les mains de jockeys qui ne l’ont jamais monté… ». Originaire de Mont-de-Marsan, Davy Lesot a réalisé son apprentissage à l’Afasec de cette même ville.

Très superstitieux

Puis, le reste de sa carrière il l’a passé dans le sud-ouest. « Je me sens bien ici. C’est vrai que si j’avais voyagé, vu d’autres écuries cela ce serait peut-être passé différemment », avoue Davy. Mais il tient à préciser qu’il ne pleure pas sur sa carrière. Il garde en mémoire des moments fort comme ses nombreuses places dans le Grand Steeple de Pau. « J’ai toujours été battu. C’est de la tristesse. C’était un bon petit cheval mais qui n’a jamais réussi à s’imposer. Si c’était à refaire je ne changerai rien même si j’y pense régulièrement », confie le jockey. Il continue d’enchaîner avec passion les parcours. Des parcours qu’il étudie avant chaque course même s’il les connaît par cœur ! « Je suis superstitieux, j’ai mes petits trucs. Comme celui de regarder mon parcours entre chaque course, les collègues se moquent souvent de moi ! », avoue-t-il.

À 36 ans, il se voit continuer encore un bout de chemin. « J’espère atteindre les 400 victoires. Il me reste une vingtaine de gagnants à faire ». Mais ce que souhaite par dessus-tout Davy Lesot c’est « rendre fier ma femme et mes fils qui sont courageux d’attendre leur père ».

Marion Dubois

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  1. By lesot herve

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