Hugo Journiac : « Me donner à fond, sans jamais rien regretter»

 

Hugo Journiac

Entré au service de Jean-Claude Rouget au 1er mars, le jeune Hugo Journiac 18 ans, s’illustre de plus en plus. Un jeune homme discret qui a tout l’avenir devant lui.

Le meeting de Pau a joué un rôle important pour vous cet hiver, n’est-ce pas ?

Oui, car j’ai eu l’occasion d’enchaîner quelques victoires, notamment pour Simone Brogi et des entraîneurs espagnols. J’ai également changé d’agent et ma rencontre avec Michel Chartier a été déterminante.

Pourquoi ?

Car si j’ai intégré la 2è écurie de France, c’est grâce à lui. Jean-Claude Rouget m’a proposé de venir travailler pour lui début février. Mon agent voulait me faire viser plus haut, et il a réussi. À moi de faire le reste…

Comment votre patron d’apprentissage, Joël Boisnard, a-t-il réagi à l’annonce de votre départ ?

Il m’a dit lui-même que je ne pouvais pas refuser une telle offre. Et nous sommes d’ailleurs restés en bons termes. Je le remercie car il m’a toujours soutenu et m’a surtout beaucoup appris. Il m’a pris sous son aile lors de la première année, et m’a emmené partout.

Votre nom de famille « Journiac » est déjà connu dans les courses, avez-vous toujours voulu être jockey ?

Oui, je regardais toujours les courses. J’allais de temps en temps le mercredi chez mon oncle, Pascal Journiac mais c’est chez un autre oncle, Philippe Cottin, que j’ai appris les bases. J’avais passé un stage pour entrer au Moulin à Vent, à Gouvieux, (l’école des jockeys, NDLR) ; mais finalement mes parents ont préféré que j’effectue mon apprentissage dans la région ouest, plus proche de chez eux.

Comment se sont passés vos débuts à cheval ?

Quand je suis arrivé chez Joël Boisnard, je me débrouillais bien mais j’ai régressé ! Pendant un an, c’était très dur. J’étais léger, je ne mordais pas dedans, j’avais froid tout le temps… Et puis, j’ai eu le déclic en participant à une course Afasec, à Craon. J’ai adoré et après ça, je n’ai jamais rien lâché.

Et vos débuts en compétition ?

Mes débuts se sont bien passés. La première année, j’ai gagné deux courses et neuf l’an dernier. Néanmoins, je m’étais enlevé de la tête que je serai un jour, un jockey vedette. Je voulais travailler pour l’avenir en devenant une fine cravache de l’Ouest, comme Alexandre Roussel, ou Adrien Fouassier. La perte de mon papa il y a 2 ans, m’a endurci et m’a donné envie de me donner à fond, sans jamais rien regretter.

Avec le changement dans votre carrière, osez-vous repenser à votre premier rêve : devenir un jockey vedette ?

Disons qu’avec la décharge, tout roule ! Cette année j’ai déjà 12 victoires mais je sais que c’est l’effet « décharge » et qu’il y aura un cap à passer après la perte de celle-ci. Mais en faisant les choses bien, il n’y a pas de raison de ne pas durer. Jean-Bernard Eyquem ou Ioritz Mendizabal prouvent que l’on peut durer chez Jean-Claude Rouget. Je veux devenir un Mendizabal, car j’admire sa force de caractère.

Vous êtes-vous bien habitué à votre nouvelle écurie ?

Oui, j’adore ! La qualité des chevaux est incroyable, sans vouloir dénigrer mon ancien patron, c’est un régal à Pau.

Propos recueillis par Marion Dubois

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