Ludovic Boisseau : « C’est important pour mon avenir »

 

Ludovc Boisseau

Crédit Photo : Joël Boulay

Jeune jockey de l’Ouest vient d’entrer au service de Freddy Head. Ludovic Boisseau donne un nouveau cap à sa carrière. L’occasion d’apprendre à mieux connaître l’étrier d’or 2014.

Vous venez de quitter votre région natale pour rejoindre l’écurie de Freddy Head. Pourquoi ce choix ?

Je voulais partir à Paris avant la perte de ma décharge. Il me reste 30 gagnants à effectuer avant ce moment important dans une carrière. Je me suis toujours dit qu’il était important d’être dans une écurie parisienne pour la perdre, c’est important pour l’avenir. Mon agent, Patrick Andorin a ainsi pris contact pour moi avec M.Head. J’ai commencé le 7 mars dernier.

Vous êtes resté 4 ans au service de Jean-François Doucet à Senonnes. Que retenez-vous de cette expérience ?

J’ai passé de bons moments, je le remercie car c’est grâce à lui si je peux faire carrière. Il m’a tout appris ainsi que deux de ses salariés, des anciens jockeys. Ils m’ont donné des bons conseils. C’est grâce à Jean-François Doucet que je suis devenu « Etrier d’or », il y a deux ans, car il m’a fait confiance en laissant monter de nombreux chevaux. Les autres entraîneurs de l’ouest m’ont vu, comme Florent Monnier, Arnaud Vetault ou Patrick Monfort et m’ont également sollicité.

Est-ce que ce titre régional et national a changé quelque chose pour vous ?

Cela m’a fait une bonne publicité et c’est toujours un plaisir de gagner 17 victoires dès sa première année de monte et d’être « Etrier d’or ». Mais sinon, cela ne m’a pas changé la vie !

Comment avez-vous eu l’idée de devenir jockey ?

Je suis originaire de St-Quentin-les-Anges, près de Craon. Tous les week-ends nous allions aux courses avec mes parents qui sont parieurs. Je suis allé sur tous les hippodromes de l’ouest et depuis que je suis petit, je leur disais que je voulais être jockey. J’ai également un cousin jockey d’obstacles, Noam Chevalier.

Avant même d’entrer à l’école des jockeys, vous saviez déjà tenir vos rênes, n’est-ce pas ?

Oui car j’ai participé à des courses de poneys pendant 6 ans. Avec 89 victoires à la clé ! Les courses de poneys aident à nous apprendre à se placer dans un peloton et à tenir nos rênes ! D’ailleurs, c’est lors d’une assemblée générale de l’association qui organise les courses de poneys dans l’ouest, que mon père a parlé de moi à Jean-François Doucet. C’est comme ça qu’il est devenu mon patron d’apprentissage.

Quels sont vos meilleurs souvenirs de votre jeune carrière ?

Pour l’instant, il y a ma première victoire PMU, mais aussi la perte d’une partie de ma décharge à Pornichet le 14 février. Ma première année j’ai remporté 17 victoires, 21 l’an dernier et cette saison je n’ai que 2 victoires pour l’instant.

Comment l’expliquez-vous ?

Je suis parti en meeting à Cagnes-sur-Mer pour Patrick Monfort mais je n’ai pas monté beaucoup car beaucoup de grands jockeys sont descendus. C’était plus compliqué. Mais mon agent arrive à me trouver des montes pour des différents entraîneurs.

Vous êtes tombé en course l’an dernier, à Saint-Cloud. Quel impact a eu cette chute sur votre saison ?

J’ai été en arrêt pendant trois mois ce qui a freiné ma saison car j’étais en train d’effectuer une belle année. J’ai souffert d’une fracture et d’une luxation du coude gauche avec un arrachement des ligaments. Cette chute est le regret de ma carrière car je suis tombé avec la casaque Wertheimer. Mais désormais, il faut tourner la page, en faisant plus attention tout en étant compétitif.

Propos recueillis par Marion Dubois

 

 

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