James Reveley : « Si je n’étais pas venu en France, je serais resté un petit jockey du nord de l’Angleterre »

 

James Reveley

Connu sur les programmes français depuis près de 9 ans, en venant tous les étés travailler chez Guillaume Macaire. Cette année, le jockey anglais a fait le choix de rester en France toute l’année.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

J’ai commencé en pratiquant le jumping à poney. Ma grand-mère m’a beaucoup aidé en m’achetant des poneys. J’ai arrêté à 15 ans pour monter à l’entraînement chez mon père. Il fallait que je m’adapte à la monte des chevaux de courses. J’ai pris ma licence à 16 ans, j’ai travaillé pour mon père puis quand j’ai pu conduire, je suis parti travailler chez Nicky Richards, dans le nord de l’Angleterre. C’est d’ailleurs lui qui m’a conseillé d’aller chez M.Macaire.

Pourquoi vous a t-il conseillé d’aller en France ?

Pour apprendre un peu plus et sauter davantage à l’entraînement. Car en Angleterre, nous ne sautons pas beaucoup les chevaux, le matin. Je ne connaissais pas M.Macaire avant qu’il ne m’en parle. J’y suis allé pour travailler l’été 2007.

Cette décision a-t-elle changé votre carrière ?

Complètement ! Si je n’étais pas venu en France, je serais resté un petit jockey du nord de l’Angleterre. Je ne fais pas partie des 10 meilleurs en Angleterre. En France, j’ai trouvé ma place, notamment en gagnant de belles courses l’an dernier.

Vous êtes-vous rapidement habitué au rythme des courses françaises ? Quelles différences remarquez-vous ?

La principale différence demeure le rythme des courses. En Angleterre, je monte de manière plus offensive, mais mon père m’a appris une chose importante : la patience. Il n’est pas vraiment comme les autres entraîneurs ! En tout cas, cela m’a beaucoup aidé pour m’habituer aux courses françaises.

Pensez-vous que sans votre père entraîneur vous seriez devenu jockey ?

Je ne pense pas. J’aimais bien le jumping, je serais peut-être devenu cavalier de concours ! Avoir un père entraîneur aide beaucoup, cela donne les bases.

Vous avez décidé cette année de rester en France toute l’année, comment a-t-il pris cette décision ?

Même s’il est déçu que je ne sois pas là tout le temps pour monter ses chevaux, il comprend. Je fais quand même des allers-retours en Angleterre, de temps en temps, pour monter ses chevaux. M.Macaire est d’accord, si je ne loupe pas des courses importantes en France.

Pourquoi avoir décidé de rester en France cette année ?

Car d’habitude je viens que l’été mais je n’ai pas les jeunes chevaux du printemps. Cette année je reste aussi pour So French, Saint-Palois ou Device qui sont de très bons chevaux.

Vous êtes vous fixé un objectif précis cette saison ?

J’aimerais gagner de belles courses comme tout le monde. Je veux rester solide le plus longtemps possible en évitant les chutes, pour faire une année complète. Et avoir une cravache, à la fin ! Mais le plus important pour moi, c’est de gagner de belles courses.

Pensez-vous rester définitivement en France si cette saison se passe bien ?

Oui c’est possible. Mais, pour l’instant, je ne me vois pas devenir entraîneur. C’est très dur et j’ai vu mon père stressé à cause des propriétaires ou du personnel. Entraîner les chevaux c’est facile, mais le business à côté, c’est plus compliqué !

Qu’est-ce que les parieurs devraient connaître de vous ?

Je ne sais pas ! Peut-être que quand ils remarquent que je bouge mes talons, c’est que mon cheval ne va plus très bien !

Propos recueillis par Marion Dubois

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