Olivier Jouin : « La distance ne va pas déranger Royal Astarania »

olivier jouin

Olivier Jouin sera associé à Royal Astarania ce dimanche dans le Grand Steeple-Chase de Paris, c’est l’occasion d’aller à la rencontre de ce jockey discret qui inscrit de plus en plus souvent son nom sur les programmes parisiens.

Quel est le caractère de Royal Astarania ?

C’est un bon sauteur avec un super tempérament. Il se donne à 200%, il est même parfois allant en début de course mais il reste facile à monter.

Il vient de remporter le prix Murat (groupe II), préparatoire au Grand Steeple-Chase. Quelles ont été tes impressions ?

C’était une course test mais il est venu très bien finir en repoussant toutes les attaques. C’est un bon sauteur mais il s’agissait de son premier saut du rail-ditch et il a réussi le test. Franchement, avant le coup, je m’attendais à une 3ème ou 4ème place mais pas à gagner.

Comment voyez-vous le déroulement de la course ce dimanche ?

Il faut réussir à l’avoir comme dans le prix Murat et le plus important c’est de ne pas se prendre des coups. Ce sera une question de parcours de toute façon. Ensuite, concernant la distance, elle ne va pas le déranger. En revanche, il adore le terrain lourd, j’espère qu’il va pleuvoir d’ici à dimanche.

Ce sera votre premier Grand Steeple-Chase de Paris. Comment vous sentez-vous ?

J’essaye de ne pas y penser ! C’est un rêve pour moi de monter cette course. Mais d’ici là, je monte dans l’Anjou Loire Challenge, où je serai associé à Quart de Lino. C’est une course mythique aussi, sur mes terres en plus au Lion-d’Angers, mais cette année je pense plutôt à la course de dimanche !

Quel a été votre parcours professionnel jusqu’à maintenant ?

J’ai débuté mon apprentissage chez Damien Cadot, dans l’Ouest puis je suis entré au service de William Menuet, avant de rester 7 ans chez Pascal Journiac. À la fin, notre collaboration était difficile, j’ai donc décidé d’appeler son cousin Philippe Peltier, afin de savoir s’il avait une place pour moi. Mais je ne pensais pas du tout être pris.

Et comment ça se passe ?

Très bien, je ne pensais pas monter et encore moins à ce niveau que je ne connaissais pas ! Je ne monte plus les mêmes chevaux ni sur les mêmes hippodromes. Je me suis adapté à la qualité des chevaux et je pense être plus patient et plus serein qu’avant.

Vous n’avez jamais voulu tenter votre chance en région parisienne ?

Disons que cela n’a jamais été un objectif de rester dans l’ouest, mais mes opportunités de carrière ont fait que je suis resté là. Le seul entraîneur que j’ai osé appeler, c’est Philippe Peltier. Il m’a embauché et en 4 jours, j’ai remporté 6 courses dès ma première semaine.

Quand vous avez débuté dans le métier, aviez-vous imaginé être au départ de cette course ?

Non je ne l’aurais pas cru. Quand j’ai commencé, il n’y avait pas beaucoup de « provinciaux » qui montaient à Paris, alors je me disais « ce n’est pas pour moi ». Même quand je regardais les courses chez ma grand-mère qui suivait mes cousins également jockeys, Gérald Avranche et Laurent Sauloup. D’ailleurs Laurent a monté le Grand Steeple. Moi, j’espère le gagner !

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