Patrick et François Monfort : père et fils s’associent

François et Patrick Monfort.

François et Patrick Monfort.

Vous avez peut-être remarqué sur vos programmes que désormais une lettre jouxte celle de P.Monfort. Il s’agit de l’initiale de François, son fils aîné. Ce dernier vient de s’associer avec son père, après avoir obtenu sa licence d’entraîneur public. P&F gèrent désormais leur écurie ensemble et ont enregistré une victoire dès leur première sortie le 1er août. François Monfort se confie sur cette nouvelle association.

Pourquoi avoir choisi de vous associer avec votre père ?

Cela nous permet un relais de l’entreprise progressif. Mon père a un certain âge et pense déjà à sa succession. Au vu du rythme des courses qui s’intensifie lié à la multiplication des réunions, nous nous partageons le travail.

Quand avez-vous pris cette décision ?

J’ai toujours eu en tête de devenir entraîneur. J’ai passé ma licence l’année dernière et obtenu mon autorisation au mois d’août l’an dernier.

Comment vous répartissez-vous les tâches ?

Le matin, à l’entraînement je m’occupe de la logistique à l’écurie aussi bien du personnel que des chevaux. Mon père, gère les engagements et observe les chevaux travailler à la piste.

Qui a le dernier mot entre vous deux ?

Nous deux ! Nous essayons toujours de trouver un compromis. En discutant et en écoutant nos avis respectifs, nous trouvons des solutions. C’est d’ailleurs l’un des avantages de l’association entre père et fils…

Expliquez-nous…

Discuter entre un propriétaire et deux entraîneurs permet d’optimiser les chances de son cheval en trouvant les meilleurs engagements pour lui.

Quel a été votre début de carrière ?

J’ai d’abord obtenu un bac en comptabilité et gestion avant de réaliser un an en BTS “gestion financière”. Je tenais à avoir un bagage scolaire en vu de m’installer plus tard. Je suis ensuite parti en Angleterre et en Australie.

Vous avez été gentleman-rider pendant deux ans. Que retenez-vous de cette expérience ?

Mon expérience en tant que gentleman-rider m’a permis de prendre du recul sur le déroulement d’une course. Je déteste incriminer systématiquement un jockey en cas de contre-performance de son cheval.

Pour un jeune entraîneur, quel est l’avantage de travailler avec son père ?

Cela permet de travailler directement avec une équipe formée et compétente. La clientèle est déjà installée et les box remplis. Je n’ai plus qu’à me concentrer sur la préparation des chevaux. J’aurais pu commencer seul mais lorsque l’on est fils d’entraîneur, nous sommes attendus au tournant. La renommée de son père peut vite devenir un inconvénient.

Que répondez-vous à ceux qui disent que vous avez choisi la solution de facilité ?

Qu’ils fassent la même chose que moi dans un premier temps. Il ne faut pas croire que c’est plus évident. Commencer directement avec 70 chevaux et presque autant de propriétaires à gérer ce n’est pas plus facile. Au contraire, au début, on débute avec 2,3 chevaux puis l’effectif évolue. Pour moi, du jour au lendemain, je me suis retrouvé à la tête de 70 chevaux.

Quels objectifs vous fixez-vous ?

Améliorer la qualité de mes chevaux et non la quantité. Gérer la carrière de 70 chevaux permet encore l’entraînement au cas par cas.

Propos recueillis par Marion Dubois

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *