Roberto Carlos-Montenegro : « C’est sympa d’être en haut du tableau !»

roberto carlos montenegro

Roberto Carlos-Montenegro

 

Roberto Carlos-Montenegro réalise un début de saison tonitruant. Le sympathique jockey d’origine espagnole compte déjà près de 30 victoires, ce qui le place à la tête du classement national des jockeys. Une belle position qu’il espère conserver le plus longtemps possible !

Comment expliquez-vous votre réussite en ce début d’année 2015 ?

J’ai la chance d’être associé à de bons chevaux et ce depuis le 1er janvier lors des meetings de Pau et Cagnes-sur-Mer. Les gagnants appellent les gagnants et j’ai en ce moment l’étiquette « du jockey en forme ». On me fait plus confiance. De plus, je collabore avec l’agent Jules Susini depuis peu cela explique aussi pourquoi je monte davantage et voyage beaucoup plus.

Qu’est-ce que cela vous fait d’être premier du classement général ?

C’est sympa d’être en haut du tableau ! Je ne me fixe pas d’objectifs précis pour garder cette position, je vais seulement aller étape par étape, continuer à réaliser des gagnants. Si la cravache d’or est là, à la fin de l’année, je ne vais pas me gêner pour la prendre !

Chez qui travaillez-vous ?

Je suis chez Philippe Sogorb depuis 1 an et demi, notre collaboration se passe très bien. J’ai eu l’opportunité d’aller chez lui, je n’ai pas hésité une seule seconde car il s’agit d’une écurie d’avenir. Nous nous complétons très bien sur la préparation des chevaux le matin.

D’où tenez-vous votre passion pour les courses hippiques ?

De mon père qui était responsable d’une écurie de courses à Madrid. J’ai donc grandi dans les pattes des chevaux. J’ai été apprenti en Espagne jusqu’à mes 20 ans.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre la France ?

Car j’avais envie de voir autre chose et il y avait moins de niveau en Espagne. Les courses hippiques se portent très mal, pour faire carrière il faut aller en France.

Chez quel entraîneur français avez-vous commencé à travailler ?

Je suis arrivé dans la Sarthe chez Eric Libaud par l’intermédiaire d’un propriétaire espagnol que je connaissais. Je suis resté 8 mois à son service, le temps d’obtenir ma licence en France. Puis, je suis arrivé chez Richard Pritchard-Gordon. Ensuite, j’ai passé 7 ans chez Xavier-Thomas Demaulte.

Vous arrivez bien à monter à la fois en province et à Paris ?

Oui c’est important de ne pas négliger la province. Le sud-ouest est une belle région pour les courses. J’adore monter à Bordeaux, mais aussi à Toulouse ou encore à Tarbes.

Vous avez 32 ans. Pour l’heure, êtes-vous satisfait de votre carrière ?

Oui car je réalise des années régulières avec en moyenne 50 gagnants depuis 3 à 4 ans. J’ai de bons souvenirs en course comme ma monte à Newsbury ou encore en Italie pour Xavier Thomas-Demeaulte. En Espagne, je n’aurais pas pu faire tout ça même si j’ai toujours du plaisir à retourner monter là-bas de temps en temps.

Quels sont vos objectifs de carrière à plus ou moins long terme ?

Je souhaite tomber sur un bon cheval. Et après ma carrière de jockey pourquoi pas devenir entraîneur… Mais ce serait en France.

Propos recueillis par Marion Dubois

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