Stéphane Paillard : « C’est le meeting palois qui va être décisif »

stephane paillard

Stéphane Paillard sera associé à Les Beaufs dans le prix Leon Olry- Roederer. C’est l’occasion d’en savoir plus sur ce jockey d’obstacle discret qui a connu un tournant dans sa carrière récemment. Il n’est plus associé aux chevaux d’Eric Leray et sera au service d’Isabelle Pacault pendant le meeting de Pau. Il explique ce changement de situation.

Vous n’êtes plus associé aux chevaux d’Eric Leray. Pourquoi ?

J’ai travaillé pendant presque 9 ans à son service mais on ne s’entendait plus. Il m’a demandé de m’en aller. Je suis vite passé à autre chose grâce à la proposition d’Isabelle Pacault.

Pouvez-vous nous en dire plus ?

Lors de ma victoire avec Viky du Reponet, fin septembre, madame Pacault est venue me voir pour me proposer de monter pour elle pour le meeting de Pau, car Thibaud Dragon arrêtait le métier. J’ai été très surpris qu’elle pense à moi.

Comment vous organisez-vous ?

Je me rends à Maisons-Laffitte une fois par semaine pour sauter ses chevaux. La façon de travailler me plaît surtout que j’y vais uniquement pour entraîner les chevaux sur les obstacles, ce que je préfère.

Et sur le long terme comment allez-vous vous organiser ?

C’est le meeting qui va être décisif. Si ça se passe bien, je vais continuer comme ça en trouvant un autre patron à Senonnes où je suis installé, afin de me payer au lot tout en continuant à sauter les chevaux pour mes clients comme Valérie Seignoux, Jérôme-Didier Marion. Mais une chose est sûre, je n’irai jamais à Paris car j’ai trouvé mon équilibre en province et j’ai aussi besoin de monter sur des petits hippodromes.

Pouvez-vous nous rappeler votre parcours professionnel ?

Je suis originaire de Craon. J’ai débuté par des courses de poneys avant d’entrer en apprentissage chez Claude Rouget à Senonnes. J’ai ensuite travaillé brièvement pour Yannick Fertillet avant d’intégrer l’écurie d’Eric Leray jusqu’au mois dernier.

Quels sont les moments forts de votre carrière ?

Ma 5ème place dans le Grand Steeple-Chase de Paris avec Pandolphe en 2009. J’ai également remporté deux quinté. J’ai également plusieurs cravaches d’or de l’ouest des jeunes jockeys d’obstacle. Je n’ai pas à me plaindre, la roue tourne, c’est tout.

Dimanche vous allez monter les Beaufs pour la deuxième fois. Comment s’est passée votre 1ère association ?

Il a bien sauté et a sûrement accusé le coup de sa rentrée pour finir. Dans le dernier tournant, j’ai cru que j’allais gagner mais il avait besoin d’effectuer cette course de rentrée. J’espère qu’il va monter en puissance, il est beaucoup plus gérable et a beaucoup mûri ce qui l’aide pour bien vieillir.

Avez-vous été surpris de le monter en obstacle ?

Oui car c’était le cheval de cœur de Julien Guillochon et je comprenais le choix de Stéphane et Valérie Seignoux. Mais cette fois, Julien ne souhaitait pas le monter en obstacle, alors ils m’ont appelé. Preuve de leur confiance, ils auraient pu mettre un jockey parisien.

Comment s’est passée la première prise de contact  avec Les Beaufs ?

Le matin il n’est pas très démonstratif. Je l’ai sauté une fois à Senonnes avant sa course du 22 octobre, mais c’était plus pour me le mettre en jambe que pour lui ! Depuis je l’ai sauté mercredi dernier et cela s’est de nouveau très bien passé. Il est très à l’écoute. Après, j’ai une interrogation sur la distance car il ne devra pas trop consommer. Tout va se jouer sur son comportement.

Propos recueillis par Marion Dubois

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