Yoann Barillé, de chez J-M Bazire à Norbert Leenders

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Yoann Barillé a remporté son premier quinté au Lion d’Angers le 11 septembre dernier.

Le jeune jockey de Norbert Leenders a remporté son premier quinté le 11 septembre dernier avec Victorious Venture, qu’il retrouve à Nantes ce samedi. Calme et réfléchi Yoann Barillé a longtemps hésité entre le trot et le galop. Aujourd’hui à 23 ans, après ses 45 victoires, il n’a aucun regret.

D’où tenez-vous votre passion?

Ma famille n’est pas du tout issue du monde des courses. Je suis originaire de Solesmes (72), où entraîne Jean-Michel Bazire. J’ai pu découvrir le monde du cheval par ce biais mais aussi en me rendant sur les hippodromes de Durtal ou Sablé-sur-Sarthe. J’ai appris à monter à cheval dans un club hippique, en pratiquant le CSO.

Quand est-ce que vous avez réalisé vos premiers pas dans une écurie de course?

Lors d’un stage en 4ème, où j’ai pu découvrir l’écurie de Jean-Michel Bazire. L’été suivant j’y ai travaillé pendant un mois mais je tenais également à découvrir la discipline du galop. J’ai contacté Etienne Leenders qui a accepté de m’ouvrir les portes de son écurie. Au début, c’était dur. Je me suis retrouvé plusieurs fois embarqué sur des chevaux. Je pesais 48 kilos et ne savait pas du tout gérer un galopeur !

Pourtant vous avez décidez de persister dans le galop. Pourquoi?

J’ai tout de suite adoré la sensation de vitesse et la monte des galopeurs. De plus, beaucoup ne pensait pas que j’allais tenir dans le métier. Cela m’a motivé à leur prouver que j’étais capable de réussir. Mon objectif était clair : devenir jockey. J’ai donc réalisé mon apprentissage chez Etienne Leenders.

Quels souvenirs gardez-vous de votre période d’apprentissage?

L’équipe d’Etienne Leenders m’a beaucoup appris. J’ai d’ailleurs pu réaliser mes débuts en course à Lisieux dans l’année des mes 16 ans. Je finis 4ème sous la neige ! J’ai aussi enregistré mon premier gagnant pour mon patron, à Pompadour.

Puis, au bout de 4 ans, vous avez décidez d’intégrer une écurie exclusivement de plat, n’est-ce pas?

Oui à la fin de mon apprentissage c’était mon souhait de découvrir une autre méthode d’entraînement. Monsieur Leenders m’a d’ailleurs encouragé dans ce sens et m’a conseillé d’intégrer l’effectif de Cyriaque Diard. C’est finalement celui de son fils, Cédric que j’ai rejoint. Il m’a fait confiance pendant trois ans mais en tant que jeune jockey, il fallait que j’intègre une plus grande écurie. Je n’évoluais plus.

Est-ce pour cette raison que vous avez choisi de rejoindre l’écurie de Norbert Leenders?

Je voulais évoluer et je savais qu’il recherchait un jockey à décharge. Je suis arrivé à Chemazé (53), au mois de juin dernier. Nous sommes trois jockeys avec Benjamin Hubert et Arnaud Bourgeais mais nous partageons nos montes. L’ambiance qui règne à l’écurie est agréable. Tout le monde travaille dans le même sens.

Votre patron vous a d’ailleurs fait confiance le 11 septembre dernier avec Victorious Venture dans un quinté?

Oui je montais mon premier quinté et je l’ai remporté. Arnaud Bourgeais était associé à la meilleure chance de l’écurie, Quid Flight et moi à Victorious Venture car je venais de le monter dans un réclamer. Je pensais qu’il n’avait plus trop de marge et finalement, avec un parcours fluide, il est venu s’imposer au courage.

Au franchissement du poteau, à quoi avez-vous pensé?

A remercier mon patron car il aurait très bien pu choisir un jockey parisien mais il m’a fait confiance. Cette victoire m’a fait d’autant plus plaisir qu’elle était locale et vécue avec ma famille et mes amis.

Comment voyez-vous la suite de votre carrière?

Je souhaite rester à ma place. Perdurer le plus longtemps possible en réalisant un maximum de gagnants. Selon moi, les victoires à Paris et en province ont la même saveur. Le tout est d’être associé à de bons chevaux.

Entre le trot et le galop, votre coeur balance-t-il encore?

J’aime bien sortir des chevaux au trot monté de temps en temps mais j’ai choisi le galop et je n’ai jamais regretté cette décision. A l’avenir, je serai peut-être même obligé de découvrir une autre discipline, celle de l’obstacle. Car mes problèmes de poids risquent de s’intensifier avec le temps…

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