Yvette Pantall, l’éleveuse de Rangali : « Je les élève avec amour »

GrosChêne

La femme de l’entraîneur Henri-Alex Pantall se passionne pour l’élevage depuis une vingtaine d’années. Rangali lui a déjà procuré les joies de la victoire en s’imposant l’an dernier dans ce prix du Gros-Chêne. Il remet cette année son titre en jeu. Yvette Pantall revient sur son amour pour l’élevage. Oui, puisqu’il il s’agit bien d’amour.

Dès en se levant, Yvette Pantall ne pense qu’à une chose : « voir mes poulains ! ». « Qu’il vente ou qu’il pleuve, j’adore aller m’en occuper le matin et le soir. J’ai toujours la même envie, c’est une vraie passion car je les élève avec amour et ils me le rendent bien », annonce la femme de l’entraîneur Henri-Alex Pantall.

Pourtant la passion des chevaux, Yvette Pantall l’a depuis toujours. « Mon grand-père Robert Lavallée avait une écurie de course à Saint-Florent-le-Vieil mais j’ai grandi à Paris. Je venais monter ses pur-sang lors de mes vacances scolaires », raconte l’éleveuse. Elle se tourne dans un premier temps vers l’équitation classique en devenant monitrice d’équitation. « Je me suis alors installée à Nantes où j’ai créé deux centres équestres ». Mais son goût pour les courses ne l’a jamais quittée. « Je suis revenue aux courses en rencontrant Alex (Henri-Alex Pantall, NDLR). Je trouve cela plus vivant. A choisir entre participer à un concours hippique avec mon cheval ou aller voir un poulain courir, je n’hésite pas. Je vais aux courses ! », avoue-t-elle.

Une passion double

En plus d’être éleveuse, Yvette Pantall est toujours cavalière. « J’ai deux chevaux de concours pour me faire plaisir. Je sors de temps en temps en concours ». L’élevage est aujourd’hui une passion qui lui prend beaucoup de temps. D’ailleurs le temps fait partie des secrets pour réussir son élevage d’après elle. « Je connais mes poulains et poulinières par cœur, tellement je passe de temps à leurs côtés. Je les suis de très près depuis leur naissance jusqu’à l’entraînement. J’ai cette chance en tant qu’éleveur de pouvoir les suivre du pré jusqu’à la piste d’entraînement à 2 ans », reconnaît-elle.

Conjointe d’Henri-Alex Pantall depuis une vingtaine d’année, Yvette a redonné tout son sens à l’adresse du centre d’entraînement nommé « Haras » du Bois du Coin. « Il y a 15 ans, j’ai commencé avec 2-3 poulinières mais depuis environ 5 ans, j’en ai désormais 5. Il y a tout pour faire de l’élevage, ici, à Beaupréau ». Petite ville de 6000 habitants, située aux confins du Maine-et-Loire, les terres sont propices à l’élevage. En effet, les cinq poulinières de Yvette Pantall ont toutes produit des poulains victorieux. Goldy Espony sera le premier produit de son élevage à s’imposer au niveau groupe. Il s’agissait du prix Pénélope, un groupe III, le 15 avril 2014, exportée depuis aux Etats-Unis, Rangali prend la relève pour faire briller l’élevage de Beaupréau.

Un tremplin pour Rangali

Le petit poulain alezan né « avec du chic » et « gentil » a pris du caractère. En beau mâle, petit mais râblé, il a surpris son entourage, même son éleveuse, lorsqu’il a dominé dans le prix du Gros-Chêne l’an dernier. « A chaque course il nous surprenait, mais là, j’ai été agréablement surprise car il a fallu trouver quelques réglages avec lui. C’est vraiment un sprinter », confie avec les yeux de l’amour sa naisseuse. Cette année, Rangali revient. Depuis ce succès, il s’est essayé aux courses anglaises à York mais sans succès. « Il termine 7ème, il a été exécrable car il était impatient d’en découdre, il a connu des problèmes de trafic pendant le parcours », se remémore Yvette Pantall. Puis, il a été distancé de la 4ème place, à Longchamp, dans le prix du Petit Couvert « pour avoir penché ». Il s’est ensuite racheté dans le prix de l’Abbaye de Longchamp où il conclut à la 2ème place à une tête du gagnant. « Il sait placer une très belle accélération, mais il a tendance à s’arrêter lorsqu’il prend la tête trop tôt. Il faut le connaître, il a un caractère fort. Ce dimanche ce sera Fabrice Veron qui va le monter ».

Le jockey maison de l’écurie le connaît par cœur. Rangali n’a pas été revu en piste depuis le 5 octobre dernier. Il devait faire sa rentrée le 10 mai dernier, dans le prix de Saint-Georges à Longchamp, mais une petite déchirure lors d’un galop, sur l’hippodrome de Cholet, a contraint son entraîneur à l’arrêter quelques jours. « C’est une course de rentrée, j’espère que cela va bien se passer », fait savoir l’éleveuse. Mais cette course sera surtout un tremplin pour Ascot, où Rangali est engagé dans les King’s Stand Stakes ou le Diamond Jubilee. Enfin pour la fin de saison, il devrait aller sur le prix de l’Abbaye de Longchamp reprendre ce nez qu’on lui a chapardé. « Remporter ce prix serait ma plus belle récompense », confie l’éleveuse passionnée.

Il n’y a aucun doute que l’entraîneur fera tout son possible. « C’est vrai que mes chevaux ont le meilleur entraîneur qu’il soit, plaisante-t-elle en poursuivant,  Alex gère l’entraînement et moi l’élevage. Nous avons chacun notre responsabilité ». Une répartition des tâches qui semble fonctionner à merveille.

Marion Dubois

 

Comments

  1. By Dudu

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  2. By Rizole

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